Questions fréquentes

Quels types de joints existent-ils?
Quels types d'appareillages existent-ils?
Comment choisir le mortier?
Les efflorescences : c'est quoi?
Les exsudations: comment éviter et traiter ?
Comment protéger la maçonnerie durant l’exécution?

Quels types d'appareillages existent-ils?

Une maçonnerie de briques de format module 50 (dimensions de fabrication 188x88x48 mm) avec des joints de 12 mm donne lieu à une surface de mur composée à 75,2% de briques et à 24,8% de joints. Le joint est donc un élément important dans l’aspect de la maçonnerie.

Mortier de maçonnerie:
La couleur des joints est déterminée par la composition du mortier utilisé pour le rejointoiement. Par ailleurs, la profondeur des joints a également une influence car l’effet d’ombrage sera différent. Le mortier de maçonnerie est utilisé avec une épaisseur de joint de 12 mm.

Pour rejointoyer, on distingue différents types de joints:

Joint plat brossé:

Joint plat:

Joint coupé:
Joint creux:
Joint à rebord ou à baguette:
Joint biseau:

Mortier colle et mortier pour maçonnerie à joints minces
Les épaisseurs de joints sont différentes pour la maçonnerie à joints minces ou la maçonnerie collée. La faible épaisseur du joint rend le rejointoiement superflu. La façade apparaît comme étant plus massive et d’une teinte plus intense.

Une épaisseur de joints de 5 à 6 mm est conseillée. Le fabricant peut également orienter le choix vers certains types de briques pour lesquelles de plus faibles épaisseurs de joints sont possibles (généralement des briques pressées). Pour les briques moulées main, le frog est placé vers le bas et pour les briques fortement sablées, le sable excédentaire est brossé avant la mise en oeuvre de la maçonnerie.

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Quels types d’appareillages existent-ils?

Mélanger des briques de couleurs et formats différents crée de vastes possibilités de combinaisons pour le travail de conception des architectes. Il s’agit cependant de respecter quelques règles de base.

Il existe d’innombrables possibilités d’appareillages, créés généralement au moyen de trois éléments:

  • brique entière: panneresse
  • 3/4 de brique
  • 1/2 brique: boutisse

L’appareillage doit répondre aux conditions suivantes:

– Les joints verticaux de deux rangées de briques successives sont décalés d’au moins h/4 (h = hauteur du tas) les unes par rapport aux autres avec un minimum de 4 cm. Si l’on déroge à cette règle, il faut étudier la stabilité de l’ensemble. – On ne peut jamais utiliser les morceaux de briques dont la hauteur, la longueur ou la largeur dépasse (ceci s’applique essentiellement pour aux ouvertures de baies).


Appareillages traditionnels:


Appareillage de panneresses ou appareillage en demi-brique ou appareillage grec

Les joints verticaux sont décalés de la demi-longueur de la brique.

Appareillage en ¼ ou ¾ de brique

Les joints verticaux sont décalés de ¼ ou ¾ de la longueur de la brique.

Appareillage en croix:
(La maçonnerie se compose d’une succession d’assises de boutisses et de panneresses.)

Type travaux publics

Les assises de panneresses commencent par ¾ de brique. Tous les quatre tas, on place une boutisse à côté de la ¾ de brique. Ceci permet de décaler les panneresses d’une demi-brique.
Type bâtiments privés

On place une ¾ de brique dans les assises de boutisses, à côté de la première brique. Tous les quatre tas, on place une boutisse dans l’assise de panneresses.
Appareillage flamand

Toutes les assises se composent d’une succession d’une boutisse et d’une panneresse
Appareillage en chaîne

Toutes les assises se composent d’une succession d’une boutisse et de deux panneresse.
Appareillage debout

L’appareillage consiste en une succession d’assises de panneresses et d’assises de boutisses. Les assises de panneresses comportent une ¾ de brique.
Appareillage superposé

Les panneresses se superposent avec une continuité des joints verticaux. Puisqu’on déroge à l’une des règles de base, il est nécessaire d’armer la maçonnerie.
Appareillage sauvage

La maçonnerie se compose d’une succession libre de boutisses, panneresses et de ¾ de briques. Les joints de rangées successives de briques doivent alterner et ne peuvent former de schéma régulier ou de diagonale.

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Comment choisir le mortier?

Il s’agit d’opter pour un mortier adapté à la nature de la brique. Pour ce choix, on peut se baser sur le nombre de Haller de la brique. Il donne une mesure de la capacité d’absorption d’eau de la brique en présence de mortier ou de mortier-colle. La NBN B 24-202 prescrit de mesurer le nombre de grammes d’eau absorbés par la brique en une minute par surface de pose. Selon les valeurs, on distingue quatre catégories:

  • Absorption élevée > 4,0 kg/m2/min
  • Absorption normale 1,5 – 4,0 kg/m2/min
  • Absorption modérée 0,5 – 1,5 kg/m2/min
  • Absorption faible < 0,5 kg/m2/min

Le ciment à haute teneur en sulfates ne peut être utilisé en raison de la tendance aux efflorescences. Pour les briques étirées peu poreuses, on utilisera de préférence un mortier adapté préparé à sec.

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Les efflorescences: c’est quoi ?

Les efflorescences sont des cristallisations de sels qui peuvent se présenter sous forme de voile blanc, de pellicule ou de croûte. L’eau se déplaçant par capillarité dans les pores de la maçonnerie transporte des sels solubles. Ceux-ci se déposent en surface de la maçonnerie où ils cristallisent suite à l’évaporation de l’eau. Les sels les plus souvent rencontrés sont les sulfates alcalins (sodium et potassium) et les sulfates de magnésium. Le salpêtre apparaît quant à lui uniquement en présence de fumier.

L’apparition de ces sels sur la maçonnerie est notamment due à l’humidité ascensionnelle, mais peut aussi s’expliquer par une réaction entre briques et mortier dans des conditions climatiques propices à la formation d’efflorescences, entendons par là: la pluie. Le risque est plus important pour les maçonneries fraîches car le système de pores du mortier frais est encore insuffisamment développé pour éviter que l’eau ne passe dans les capillarités de la brique. Il est donc essentiel de protéger les maçonneries fraîches des intempéries. La plupart des efflorescences ne sont pas dommageables pour la maçonnerie et disparaissent d’elles-mêmes après quelques mois sous l’action de la pluie. Le risque d’apparition d’efflorescences est minime lorsque toutes les ‘règles de l’art’ ont été respectées lors de l’exécution de la maçonnerie (particulièrement le fait de couvrir les maçonneries fraîches). Utiliser un mortier de chaux ou de trass diminuera encore le risque d’apparition d’efflorescences.

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Les exsudations: comment éviter et traiter?

Les exsudations sont des dépôts blanchâtres, apparaissant généralement à hauteur des joints verticaux. On les confond souvent avec des efflorescences. La réaction d’hydratation du ciment libère de l’hydrate calcique Ca(OH)2. Celui-ci se transforme en carbonate calcique au contact du dioxyde de carbone contenu dans l’air (Ca(OH)2 + CO2 => CaCO3 + H2O). Si une averse arrose le mortier frais, l’hydrate calcique Ca(OH)2 est entraîné par l’eau vers la surface extérieure de la façade ; au contact de l’air, il s’y dépose sous forme de carbonates pour former un dépôt blanc.

Pour minimiser le risque d’exsudations, il faut donc respecter les mêmes mesures de précautions que pour éviter les efflorescences (protéger la maçonnerie fraîche de la pluie). Contrairement aux efflorescences, ce dépôt est difficile à éliminer car peu soluble dans l’eau et ne peut donc être rapidement éliminé.

Pour éliminer ce voile blanchâtre, il s’agit de suivre la procédure suivante:

  • Enlever autant que possible le dépôt au moyen d’une brosse ou de papier abrasif.
  • Protéger les matériaux de construction qui risqueraient d’être endommagés (par exemple : couvrir les carreaux en ciment, les pierres naturelles).
  • Humidifier la surface à traiter en abondance et en profondeur avec de l’eau claire jusqu’à saturation (ainsi, le produit mordant utilisé à l’étape suivante ne pourra pas pénétrer dans le matériau).
  • Traiter le voile ou la croûte calcaire avec une solution acide (par exemple : solution d’acide chlorhydrique ou phosphorique) en évitant si possible les joints. On utilisera une solution 1% à 3% pour les surfaces où la pierre en ciment ne peut être attaquée et une solution jusqu’à 10% si cela est permis (les fins granulats deviennent apparents et la texture et la couleur changent).
  • Après le traitement, rincer abondamment et plusieurs fois la façade pour éliminer la solution et les résidus.

Il est fortement conseillé de faire un essai au préalable sur une partie moins visible de la façade. Ce traitement prend du temps mais est généralement très efficace. Un usage trop fréquent de solution acide est dommageable pour le mortier. Il est par conséquent préférable d’appliquer le traitement avant le rejointoiement de la façade. Vu la spécificité, il est conseillé de faire appel à une entreprise spécialisée.

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Comment protéger la maçonnerie durant l’exécution?

La maçonnerie fraîche est la plus vulnérable durant et juste après l’exécution. Pour optimaliser tant la stabilité que la qualité esthétique du travail, il faut alors mettre en place une série de mesures de précaution simples :

  • par temps très chaud et sec, arroser légèrement mais régulièrement la maçonnerie afin d’éviter que le mortier ne sèche avant sa prise complète;
  • éviter que les sels libres présents dans le béton fraîchement coulé ne soient transportés par la pluie, ne migrent vers les briques et n’y pénètrent;
  • par temps de pluie, éviter de maçonner ou de couler le béton, en raison du risque de voir le mortier ou le béton maculer la maçonnerie;
  • chaque jour, lorsque le travail est terminé, couvrir la maçonnerie fraîche par une protection imperméable (plastique). Celle-ci doit au moins couvrir une hauteur de 60 cm et être fixée afin de ne pas être emportée par le vent. Ceci peut se faire en agrafant une latte aux extrémités;
  • afin d’éviter que des éclaboussures ne viennent salir la maçonnerie et y pénétrer, il est conseillé de placer une protection plastique sur 60 cm en partie basse du mur. Celle-ci sera retirée lors du rejointoiement.
  • par temps de gel, couvrir la maçonnerie fraîche avec des protections isolantes afin de prévenir les dégâts de gel sur le mortier.

 

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